Raphaëlle Dauwer

Raphaëlle Dauwer

Raphaëlle Dauwer a grandi dans les années 80 avec toute l’insouciance qui caractérise cette période. De nature téméraire, elle s’est épanouie auprès d’une famille aimante dans la campagne bordelaise, au milieu des champs de maïs dans lesquels son frère et elle partaient à l’assaut des bestioles qui pouvaient s’y cacher. Très loin des princesses et autres jeux que pouvez aimer les filles de son âge, elle préférait trainer ses jeans troués dans la boue pour fabriquer des cabanes. Adolescente, elle comprend sa différence. Elle n’aime toujours pas les jeux de fille, mais elle aime les filles…

Elle quitte le Bordelais pour s’installer avec sa femme et son fils en Loire Atlantique, dans un lieu qui a su conquérir son cœur. Saint Nazaire ! Elle aime tout le paradoxe de cette ville. Ses chantiers à la fois sales, bruyants, machos… Et son ouverture sur l’océan, avec ses plages et sa vie balnéaire. Dès que le soleil pointe le bout de son nez, ce sont les vacances, là-bas…

Le premier roman qu’elle lit jusqu’à la fin, si on écarte les livres scolaires, est Le Huit de Katherine Neville. S’en suit la trilogie du Mal de Maxime Chattam. Une révélation ! Son genre de prédilection sera les thrillers… Depuis quelques années, grâce à une accessibilité à la littérature saphique grandissante, elle tombe sur les romans de Gerri Hill, Radclyff ou encore Sylvie Géroux. Des policiers qui font la part belle à la romance entre femmes. Mais une fois cette douzaine de livres dévorée, elle peine à retrouver les romans sombrent teintés de cette subtile douceur lesbienne.

C’est ainsi que dans son esprit, Raphaëlle Dauwer a imaginé Au-delà des stigmates. L’écriture de ce thriller policier lesbien lui prendra 3 années. Après avoir proposé sa lecture à son entourage, poussée par les encouragements de ses amis, elle soumet son manuscrit à une maison d’édition qui l’accepte. Une sortie un vendredi 13 qui lui portera chance. Son roman est très bien accueilli. Une suite est en cours d’écriture. Mais décidément, la création d’une intrigue n’est pas si aisée puisqu’elle planche dessus depuis déjà une année. Il faut dire que Raphaëlle est exigeante !

Pourtant, le temps d’un été, elle se surprend à vouloir raconter une romance. Les personnages d’Anna et Gabrielle s’emparent de ses nuits blanches. Trois mois suffiront pour coucher leur histoire sur du papier… Plus jamais sans toit est prêt à sortir ! Elle met donc entre parenthèses son goût pour les univers noirs et brutaux qu’elle affectionne tant pour imaginer l’histoire d’une jeune femme, Anna, qui se donnera la mission de sortir de la rue Gabrielle, une illustre inconnue rencontrée lors d’un maraudage. Cette fois, elle décide de s’autopublier. Grâce aux collectif d’auteures indépendantes Plum’L, elle trouve le soutien et le partage d’expérience qui lui permettra de mener à bout son projet.

Sa devise : « Il n’y a pas de certitude, il n’y a que l’aventure. » Roberto Assagioli

Bibliographie