L’Interview d’Audrey Girard De Gabbia

L’Interview d’Audrey Girard De Gabbia

Bonjour, Audrey, est-ce que tu peux nous dire quelle enfant étais-tu ?

Enfant, j’étais très inventive ! Et comme j’avais beaucoup de mal à dormir à cette époque, le soir, avant de me coucher, j’adorais inventer des histoires et les vivres. Ce moyen me permettait de me concentrer sur l’histoire vécue, et m’endormait à chaque fois. J’ai eu une enfance calme, bien qu’assez solitaire. L’adolescence est arrivée, et les problèmes aussi. Cependant, que ce soit durant l’adolescence ou mon enfance, j’ai toujours été une mauvaise élève ; surtout en français ! La seule matière qui m’intéressait était le sport ; là, c’était mon truc ! Je n’aimais pas lire avant ! Jusqu’à mes dix-sept ans, environ, où j’ai découvert la littérature lesbienne grâce à KTM éditions. L’envie d’écrire est venue bien plus tard.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ? D’où viens-tu ? Ton métier ? Nous voulons tout savoir…

Je suis originaire de Marseille, où j’y ai vécu vingt-quatre ans. Jusqu’à ce que le besoin de nature et de calme me rappelle à l’ordre. Depuis, je vis dans le haut Lignon. Quant au métier, je me considère comme un « polyglotte des métiers » puisque j’aime toucher à tout. En 10 ans, j’ai déjà six métiers différents à mon actif. Cela n’est pas qu’ils ne me plaisent pas, loin de là. C’est seulement que j’aime découvrir de nouveaux domaines.

Quelle lectrice es-tu ? Quel est ton genre de prédilection (policier, romance, SF,…) ? Lis-tu beaucoup ? Un auteur favori ? Un livre coup de cœur ?

C’est étonnant, mais je lis très peu de romances lesbiennes. Je suis attirée par la science-fiction ou la romance hétérosexuelle ; étrange, non ? Je vous l’accorde, c’est spécial. Concrètement, je pense que c’est en rapport avec mes livres. Quand je lis un livre lesbien, j’ai tendance à me comparer avec l’auteure. Avec un livre dit « hétérosexuel », je ne peux pas, car ce n’est pas le même sujet ! Je lis tous les jours durant ma séance de sport ; cela me permet de ne pas « perdre de temps » dans ma journée. Mes auteurs favoris sont Marc Levy et JK Rowling. Et mon livre « coup de cœur », je dirai « Brain on fire » de Susannah Cahalan pour son côté « ne jamais abandonner »

Peux-tu nous de parler tes romans ?

 Bien sûr ! J’en ai écrit quatre ; tous sont de la romance. Mon premier est une histoire assez dure, bien qu’elle soit plus que réelle ; le second se passe dans le monde du cinéma et prône la reconnaissance professionnelle, l’amour, le vrai, et surtout, l’indifférence dans le regard des autres, au-delà de la particularité d’une personne ; le troisième se passe dans le monde professionnel du tennis où deux femmes tombent amoureuses, et vont devoir faire face à cette popularité et être dans l’acceptation de soi ; et enfin, le dernier est une nouvelle que j’autoédite tandis que les trois premiers sont publiés chez Homoromance éditions, elle raconte l’histoire de Joëlle, une femme remplie d’humour, bien que timide, et qui s’est éprise d’une jeune femme. Cet amour dure depuis des années, mais il manque un petit truc qui fera la différence…

J’irai même plus loin ; le point commun entre mes trois premiers livres est une phrase, une seule : ne jamais abandonner, malgré les problèmes rencontrés ! Le quatrième est, lui, bien différent ; mais je vous laisse découvrir le pourquoi…

Quelles ont été tes sources d’inspirations pour écrire cette nouvelle :  « Une nuit de plus à tes côtés » ?

Je n’ai pas réellement eu d’inspiration pour cette nouvelle. Il faut savoir que je l’ai écrite en une nuit. En réalité, je l’ai même mise sur papier le jour même où j’ai annoncé ma décision de m’autoéditer. Le rapport entre les deux et que, sans le savoir, j’avais un blocage. Ce dernier n’était pas la faute de ma ME (maison d’édition) ; mais de la mienne, car je me mettais une pression très haute et surtout inutile. Je dirais donc que, ce soir-là, ma plume s’est libérée, en quelque sorte.

Pourquoi vouloir publier ton écrit ? Est-ce un moyen de faire passer un message en rendant ton histoire accessible au grand public ?

Les messages que je fais passer dans mes livres. Dans chacun d’entre eux, il y en a un de différent. Cela peut être l’acceptation, la maladie, le courage et plein d’autres… C’est cela qui me donne envie de publier chaque jour. Pour éviter les injustices, ou les incompréhensions fréquentes face à des personnes « différentes » ; j’en ai vécu, comme j’en ai subi. Et je souhaite, par mes livres, que les lecteurs et lectrices prennent conscience qu’il y en a tous les jours, plus proches qu’on ne le croit ; et que, nous, on a le pouvoir de faire quelque chose. Pour ma part, j’ai choisi la littérature…

Pourquoi avoir choisi l’autopublication plutôt qu’une maison d’édition?

Je viens déjà d’une ME, puisque mes trois premiers sont publiés chez Homoromance Editions. Et si j’ai choisi l’autoédition, c’est parce que j’avais besoin de voir l’envers du décor. Je voulais m’occuper de tout, de A à Z, tout simplement.

Que souhaites-tu trouver chez Plum’L ? Qu’est-ce que l’association peut t’apporter ? Pourquoi avoir choisi d’y adhérer ?

Je recherche un endroit où l’entraide est primordiale. Où les auteurs font tout ce qui est possible, chacun à son niveau, pour le bon fonctionnement de l’association. Mais avant tout, je souhaite un lieu où la promotion est donnée à toutes. 

Si nous devions te résumer en une devise, quelle serait-elle ?

Celle-ci, car c’est celle que je me dis tous les jours :

« À tous ceux qui se sentent obligés de vivre un amour dit : “dans les normes”, écoutez avant tout votre cœur. Car c’est bien avec ce dernier que vous allez passer le reste de votre vie, non avec les jugements ou le regard des autres… » Audrey Girard De Gabbia.