L’interview d’Aline Clabert

L’interview d’Aline Clabert

Bonjour Aline, est-ce que tu peux nous dire quelle enfant étais-tu?

J’ai toujours été très pensive, un moyen pour moi d’échapper à une enfance et une adolescence difficile. Garçon manqué, j’avais beaucoup de mal à trouver ma place. J’étais mal dans ma peau et très réservée.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur toi? D’où viens-tu? Ton métier? Nous voulons tout savoir…

Je suis native des Hauts de France plus précisément du bassin minier et j’y vis toujours. Ma famille tient une place importante dans ma vie, j’ai d’ailleurs refusé toute mobilité dans mon travail afin de rester auprès d’elle. J’ai à ce jours 32 ans de carrière dans la même société de transport urbain où j’ai occupé différents postes.

Quelle lectrice es-tu? Quel est ton genre de prédilection (policier, romance, SF,…)? Lis-tu beaucoup? Un auteur favori? Un livre coup de cœur?

Dans ma famille lorsque nous étions jeunes quand on nous offrait un livre c’était exclusivement une BD. J’avais beaucoup de difficultés à lire entièrement les œuvres scolaires qu’on nous imposait, a l’exception de « Tristan et Iseut » dont l’histoire d’amour impossible avait réussi à me captiver. Puis sous l’influence de ma compagne, qui elle lisait beaucoup j’ai essayé plusieurs styles, ma préférence allait pour les romans d’Annie Degroote. Il n’y a que depuis quelques années que j’ai découvert la littérature lesbienne, une révélation ! Depuis je ne lis quasiment plus que ça. Je ne suis fermée à aucun genre, policier, romance …

Peux-tu nous parler de ton roman ou tes romans ?

Mon premier roman « Une vie à t’attendre » est une autobiographie qui raconte notre histoire à ma compagne et moi-même. J’ai voulu raconter les difficultés que nous avons traversé en tant que couple lesbien des années 80. Un témoignage que je souhaitais laisser aux jeunes d’aujourd’hui et aux générations futures.

Quelles ont été tes sources d’inspirations pour écrire ce roman « Une vie à t’attendre » ?

Ma principale inspiration pour écrire cette autobiographie a été notre histoire d’amour.

Pourquoi vouloir publier ton écrit ? Est-ce un moyen de faire passer un message en rendant ton histoire accessible au grand public ?

J’ai écrit ce premier roman dans une démarche personnel de coming-out. J’avais besoin de coucher sur le papier notre histoire afin de comprendre comment par amour j’avais pu attendre trente ans avant de vivre avec la femme de ma vie. Les mots puis les pages se sont succédé jusqu’à ce que je réalise que j’avais écrit un livre. L’intérêt de certain de mes proches à qui j’avais lu quelques extraits m’ont donné l’envie de le publier, de le partager.

Pourquoi avoir choisi l’auto publication plutôt qu’une maison d’édition?

J’ai proposé mon roman a deux maisons d’éditions, qui l’ont refusé sous le motif qu’il ne correspondait pas à ce qu’attendait leur public. Je n’ai pas voulu en rester là, j’étais intiment convaincu qu’il pouvait plaire et je voulais que mon livre soit imprimer pour le proposer à mon entourage. J’ai eu vent de l’autopublication, je me suis donc lancée.

Que souhaites-tu trouver chez Plum’L ? Qu’est-ce que l’association peut t’apporter ? Pourquoi avoir choisi d’y adhérer ?

Dans cette aventure j’ai pu compter sur l’aide de certaines personnes, je voudrais en faire de même pour celles qui veulent se lancer dans l’autopublication. Je pense qu’en se regroupant nous pouvons être plus efficace en matière de communication et c’est ce qui nous fait le plus
défaut lorsque l’on n’a pas une maison d’édition derrière soi.

Si nous devions te résumer en une devise, quelle serait-elle ?

Crois en toi, vas au bout de tes rêves.